"TRES-GRANDE SURFACE"
d' André Benchetrit
Avec Laetitia Angot et la musique de Peter Corser.
Lycée technique Auguste Renoir. 21 rue Ganneron,75018 Paris.
Jeudi 21 Avril 2005 à 17 H
A l'origine une lecture enceinte par l'actrice que je suis de
Très-Grande Surface. Ces analogies troublantes
entre la surface qui nous sépare, nous les mamans, de l'enfant dans nos ventres, cet enfant qui va apparaître, ce "je" qui cherche la sortie et entre l'interface qu'est l'acteur, une interface comme une pellicule qui s'émulsionne entre l'ici et l'ailleurs sur la photo, enfin analogie, avec cette Très-Grande Surface qui n'aurait qu'une face et qu'un bord, ce livre par lequel les gens disparaissent-apparaissent, dans les grandes-surfaces, entre les rayons, entre les choses, dans les limbes de l'imagination de l'auteur André Benchetrit.
Très-Grande Surface est inclassable. A la fois fiction fantastique, grinçante, et roman d'anticipation d'un je en dispertion, à la fois poème et manifeste. Peut-être, récit initiatique, et d'une œuvre, et d'un auteur et d'un lecteur.
"Et nous sommes si nombreux à nous avancer sur cette langue de terre sablonneuse qu'au bout du bout nous ne distinguons plus bien l'espèce de l'horizon qu'elle troue"
Le désir de laisser la langue offrir ses images et le spectateur les créer. Juste offrir à l'espace qu'ouvre la fiction, une figure dans ce corps lisant. Juste offrir un joueur aux jeux de l'auteur, un danseur à la danse de l'écrivain qui fait naître une œuvre. Juste proposer à Peter Corser de faire entendre les sons de ce ruban de Möbus. Tenter de laisser l'espace, de laisser le temps aux spectateurs de disparaîtrent dans l'œuvre, d'apparaître dans les je(s) du livre, dans le je de l'écrivain, dans leurs je(s) à eux qui écoutent, regardent, traversent la Très-Grande Surface…
Très-Grande Surface est édité aux éditions Léo Scheer Lignes Manifeste.